14 février 2021
Bonjour à tou.t.es
Je suis contre l’écriture inclusive. Sous couvert d’égalité des sexes, elle nie leur différence. Où est le masculin, où est le féminin dans « tou.t.es » ? De même s’agit-il d’un pluriel ou d’un singulier ?
Cette écriture bat en brèche ce qui permet aujourd’hui à toutes les personnes parlant le français de faire communauté autour et dans l’usage d’un langage commun. Pourquoi ne pas prendre le temps d’écrire « Bonjour à tous et toutes » ou « Bonjour à toutes et tous » si l’on souhaite mettre l’accent sur les éléments féminins de son audience ?
Comme tout protocole de communication, notre langue est un donné, certes de l’histoire et de l’usage passé et présent ; mais elle est infiniment riche et diverse pour exprimer la différence avec des mots existants ou même nouveaux.
Mais pour l’amour du ciel, cessons de la mettre à mal en concaténant des bouts de mots, des lettres isolées et de la ponctuation.
Depuis l’écriture latine, un mot est une succession de lettres dont l’unité de sens est graphiquement assurée par un espace avant et après -il peut être soit féminin, soit masculin, soit neutre- ; et la ponctuation est réservée au rythme entre ces mots ou ces ensembles de mots.
Si vous enlever www ou https dans votre barre de navigation internet, vous ne trouverez rien, vous ne pourrez même accéder à Internet.
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