14 février 2021
Bonjour à tou.t.es
Je suis contre l’écriture inclusive. Sous couvert d’égalité des sexes, elle nie leur différence. Où est le masculin, où est le féminin dans « tou.t.es » ? De même s’agit-il d’un pluriel ou d’un singulier ?
Cette écriture bat en brèche ce qui permet aujourd’hui à toutes les personnes parlant le français de faire communauté autour et dans l’usage d’un langage commun. Pourquoi ne pas prendre le temps d’écrire « Bonjour à tous et toutes » ou « Bonjour à toutes et tous » si l’on souhaite mettre l’accent sur les éléments féminins de son audience ?
Comme tout protocole de communication, notre langue est un donné, certes de l’histoire et de l’usage passé et présent ; mais elle est infiniment riche et diverse pour exprimer la différence avec des mots existants ou même nouveaux.
Mais pour l’amour du ciel, cessons de la mettre à mal en concaténant des bouts de mots, des lettres isolées et de la ponctuation.
Depuis l’écriture latine, un mot est une succession de lettres dont l’unité de sens est graphiquement assurée par un espace avant et après -il peut être soit féminin, soit masculin, soit neutre- ; et la ponctuation est réservée au rythme entre ces mots ou ces ensembles de mots.
Si vous enlever www ou https dans votre barre de navigation internet, vous ne trouverez rien, vous ne pourrez même accéder à Internet.
4 mars 2011
Où suis-je ?
Alors que les serveurs de nos plus grandes institutions et entreprises sont victimes de pillages informatiques sans précédents, j'expérimente sur le terrain la plus grande faiblesse de l'esprit Chinois, et donc de son économie : l'absence totale de créativité.
Si la Chine copie, c'est pour produire plus vite ce qui marche déjà ailleurs, mais aussi car le Chinois est aujourd'hui incapable de créer par soi-même. Cette carence créatrice et novatrice trouverait son origine dans la pensée confucéenne : "excelle dans la copie de ton maître avant de vouloir le dépasser". Une philosophie qui n'a pu que faire bon ménage avec le régime communiste, jusqu'à ce que Deng Xiaoping décide d'ouvrir l'économie et invite les Chinois à faire preuve d'entreprise.
Créer, innover, partir de la feuille blanche, c'est le plus gros problème de la Chine même après 25 ans de libéralisme. Et c'est sûrement ce qui "reste" aux économies de l'OCDE.
Le principe vaut pour les produits de consommation, la technologie, mais aussi et malheureusement pour la culture et l'urbanisme, alors que sur ces deux derniers la Chine millénaire ne devrait recevoir de leçon de personne.
Métropole 3 fois millionaire, à une demi-heure de train grande vitesse de Beijin grâce à Siemens, Tianjin est un édifiant cas d'école.
Aux côtés du quartier des anciennes banques et légations européennes (une vraie mini-europe), s'élèvent aujourd'hui des gratte-ciels réchauffés, des ponts déjà vus, et des ouvrages futuristes ou médiévaux râtés, pâles copies de notre univers européen ou occidental. Comme si la Chine, qui ne produit aujourd'hui que des enfants uniques, se cherchait des liens de parenté.
L'ancienne banque coloniale française.

Signe des temps : les banques européennes ont cédé la place aux chinoises.
Paris ? Pur style haussmanien en tout cas et presque flambant neuf.

Le skyline et un mini brooklyn bridge au second plan.

Et celui-là ? Pont Alexandre III. Non je ne suis pas rentré !

Une piètre Arche de la Défense entourée d'habitat Pouillon

Ah Rome, j'ai toujours rêvé d'y aller.

Une soucoupe V, on mange du chien ici...

Et puis ce que vous voudrez!

Chine qu'as-tu fait de ton passé ?
Si la Chine copie, c'est pour produire plus vite ce qui marche déjà ailleurs, mais aussi car le Chinois est aujourd'hui incapable de créer par soi-même. Cette carence créatrice et novatrice trouverait son origine dans la pensée confucéenne : "excelle dans la copie de ton maître avant de vouloir le dépasser". Une philosophie qui n'a pu que faire bon ménage avec le régime communiste, jusqu'à ce que Deng Xiaoping décide d'ouvrir l'économie et invite les Chinois à faire preuve d'entreprise.
Créer, innover, partir de la feuille blanche, c'est le plus gros problème de la Chine même après 25 ans de libéralisme. Et c'est sûrement ce qui "reste" aux économies de l'OCDE.
Le principe vaut pour les produits de consommation, la technologie, mais aussi et malheureusement pour la culture et l'urbanisme, alors que sur ces deux derniers la Chine millénaire ne devrait recevoir de leçon de personne.
Métropole 3 fois millionaire, à une demi-heure de train grande vitesse de Beijin grâce à Siemens, Tianjin est un édifiant cas d'école.
Aux côtés du quartier des anciennes banques et légations européennes (une vraie mini-europe), s'élèvent aujourd'hui des gratte-ciels réchauffés, des ponts déjà vus, et des ouvrages futuristes ou médiévaux râtés, pâles copies de notre univers européen ou occidental. Comme si la Chine, qui ne produit aujourd'hui que des enfants uniques, se cherchait des liens de parenté.
L'ancienne banque coloniale française.
Signe des temps : les banques européennes ont cédé la place aux chinoises.
Paris ? Pur style haussmanien en tout cas et presque flambant neuf.
Le skyline et un mini brooklyn bridge au second plan.
Et celui-là ? Pont Alexandre III. Non je ne suis pas rentré !
Une piètre Arche de la Défense entourée d'habitat Pouillon
Ah Rome, j'ai toujours rêvé d'y aller.
Une soucoupe V, on mange du chien ici...
Et puis ce que vous voudrez!
Chine qu'as-tu fait de ton passé ?
24 février 2011
Quand j'étais petit
Quand j'étais petit, j'étais un chevalier. Avec une armure, pour sûr ; mais avec des supers pouvoirs. Un Chevalier du Zodiac !
Je vous cacherai lequel j'étais censé incarner (ceci explique peut-être cela...). Ben, pas de chance, les autres avaient déjà pris les meilleurs.
Pégase, Shiriu, vite la princesse se meurt (elle une flêche d'or dans le coeur) !!
Il nous reste moins de 24h pour gravir la montagne ; passer dans le temple de chaque chevalier d'or (he oui, y a encore plus classe que nous, les Chevaliers d'or), les butter un à un ; se taper un millier de marches entre chaque ; et la sauver.
Le Chevalier est Joe
la montagne ; le sacré Emei Shan dans les environs de Chengdu
les temples des Chevaliers d'or ; les temples et monastères bouddhistes
les innombrables marches, les innombrables marches
(plus de 13 000 si mes calculs sont bons - 2000 mètres à raison de 15 cm par marche)
les adjuvants ; mon bambou, les "snack counters", Bopan et les autres Chinois rencontrés en route
les opposants ; le froid et la neige
la princesse et sa beauté ; le sommet d'Emei Shan et sa beauté.
Si on m'avait dit quand j'étais petit que les Chevaliers du Zodiaque et les Chevaliers d'or ce n'était rien comparé à Emei Shan, je serai peut-être allé directement à la source sans m'attarder dans la fiction. Ca m'aurait évité de collectionner des figurines ridicules et d'enquiquiner mes parents avec des magic card au prix exorbitant. Mais toute fiction n'est-elle pas aussi faite pour être dépassée ? Merci Dorothée.














Je vous cacherai lequel j'étais censé incarner (ceci explique peut-être cela...). Ben, pas de chance, les autres avaient déjà pris les meilleurs.
Pégase, Shiriu, vite la princesse se meurt (elle une flêche d'or dans le coeur) !!
Il nous reste moins de 24h pour gravir la montagne ; passer dans le temple de chaque chevalier d'or (he oui, y a encore plus classe que nous, les Chevaliers d'or), les butter un à un ; se taper un millier de marches entre chaque ; et la sauver.
Le Chevalier est Joe
la montagne ; le sacré Emei Shan dans les environs de Chengdu
les temples des Chevaliers d'or ; les temples et monastères bouddhistes
les innombrables marches, les innombrables marches
(plus de 13 000 si mes calculs sont bons - 2000 mètres à raison de 15 cm par marche)
les adjuvants ; mon bambou, les "snack counters", Bopan et les autres Chinois rencontrés en route
les opposants ; le froid et la neige
la princesse et sa beauté ; le sommet d'Emei Shan et sa beauté.
Si on m'avait dit quand j'étais petit que les Chevaliers du Zodiaque et les Chevaliers d'or ce n'était rien comparé à Emei Shan, je serai peut-être allé directement à la source sans m'attarder dans la fiction. Ca m'aurait évité de collectionner des figurines ridicules et d'enquiquiner mes parents avec des magic card au prix exorbitant. Mais toute fiction n'est-elle pas aussi faite pour être dépassée ? Merci Dorothée.
15 février 2011
Qu'est-ce que tu me chines ?
Voilà un des avantages de voyager seul : sauter dans un bus alors qu'une heure auparavant votre projet était tout autre. Et ce, luxe extrême, sans s'en expliquer à qui que ce soit.
Le Laos c'est magnifique et paisible au point qu'on oublie que l'heure tourne et que d'ici moins de 3 mois, l'aventure sera bonne pour l'album 2010/2011. Oui, un petit coup de calendrier ! Sans cette pensée, je me serais posé tranquillement dans l'une des petites guinguettes de la gare routière suffocante d'Udomxai, où pour faire fuir les mouches des étales de viande et de poisson séché, des sacs plastiques tournent en rond autour d'une baguette en bois activée électriquement.
On peut toujours demander. Ah bon, le bus couchette pour Kunming, dans une demi-heure. Je n'ose même pas demander la durée du trajet, et troque mes derniers kips pour un billet longue distance. Eh non, je ne suis donc pas arrivé à pied par la Chine. Si seulement (j'ai essayé!); cela m'aurait évité 20h dans une couchette dimensionnée pour un nain, et les aiselles de mon voisin.
A 7h du mat, arrivée dans la capitale du Yunnan. Mes "amis" anglais et américains me lachent éhonteusement, et moi qui n'ai pas changé d'argent à la frontière ayant peur de perdre au change... Sans kwaï, même pas moyen de prendre un bus. Heureusement que j'ai des jambes.
Ben Kunming, c'est qu'une petite ville chinoise de 1,5 millions d'habitants, je suis forcément déjà sur le plan du Lonely. Plein nord, je suis le plan. Une heure, deux heures, trois heures, et toujours dans des zones industrielles qui feraient saliver ou palir tout promoteur de ZAC françaises.
Et si tu essayais de leur parler. Pire, c'est mieux sans informations contradictoires. Baraguine toujours mais fais des gestes je t'en prie. Par-là, par-ci, ah non, repar-là ! Au bord de la crise, je me jette sur un taxi, lui tends tête et plan à travers la fenêtre passager. Bank, bank of china !! Je lui sors un billet de 100 dol, et répète presque désespérement "change, change, change".
T'as compris, va-y mon gars roule. La direction était bonne, il fallait juste rajouter 15 minutes en voiture...Je suis dans la banque, le jeune "duty manager" s'excuse, je traduis, de la pauvreté de son anglais. Mais efficace, il remplit fissa la paperasse et me place sans attendre devant le bonne vitre. L'opératice opère, mais voilà mon chauffeur qui débarque et la presse avec cette façon qui n'a pas son apreille hors de Chine. Monsieur sans gêne, il lui demande même de casser deux billets de cent yuans pour que je le paye. J'ai cru qu'il allait se servir avant même que les maos n'arrivent dans mes mains. La fatigue sûrement.
Il reprend son sourire, on réintègre son outil de travail et il accepte de m'emmener à destination, tout en me précisant non sans gestes que les chiffres du compteur ne sont pas bons. Ben voyons, souriant mais pas con.
Voilà un des avantages de voyager seul : quand t'es dans la pannade, tu ne perds pas de temps à savoir qui a merdé !
Le Laos c'est magnifique et paisible au point qu'on oublie que l'heure tourne et que d'ici moins de 3 mois, l'aventure sera bonne pour l'album 2010/2011. Oui, un petit coup de calendrier ! Sans cette pensée, je me serais posé tranquillement dans l'une des petites guinguettes de la gare routière suffocante d'Udomxai, où pour faire fuir les mouches des étales de viande et de poisson séché, des sacs plastiques tournent en rond autour d'une baguette en bois activée électriquement.
On peut toujours demander. Ah bon, le bus couchette pour Kunming, dans une demi-heure. Je n'ose même pas demander la durée du trajet, et troque mes derniers kips pour un billet longue distance. Eh non, je ne suis donc pas arrivé à pied par la Chine. Si seulement (j'ai essayé!); cela m'aurait évité 20h dans une couchette dimensionnée pour un nain, et les aiselles de mon voisin.
A 7h du mat, arrivée dans la capitale du Yunnan. Mes "amis" anglais et américains me lachent éhonteusement, et moi qui n'ai pas changé d'argent à la frontière ayant peur de perdre au change... Sans kwaï, même pas moyen de prendre un bus. Heureusement que j'ai des jambes.
Ben Kunming, c'est qu'une petite ville chinoise de 1,5 millions d'habitants, je suis forcément déjà sur le plan du Lonely. Plein nord, je suis le plan. Une heure, deux heures, trois heures, et toujours dans des zones industrielles qui feraient saliver ou palir tout promoteur de ZAC françaises.
Et si tu essayais de leur parler. Pire, c'est mieux sans informations contradictoires. Baraguine toujours mais fais des gestes je t'en prie. Par-là, par-ci, ah non, repar-là ! Au bord de la crise, je me jette sur un taxi, lui tends tête et plan à travers la fenêtre passager. Bank, bank of china !! Je lui sors un billet de 100 dol, et répète presque désespérement "change, change, change".
T'as compris, va-y mon gars roule. La direction était bonne, il fallait juste rajouter 15 minutes en voiture...Je suis dans la banque, le jeune "duty manager" s'excuse, je traduis, de la pauvreté de son anglais. Mais efficace, il remplit fissa la paperasse et me place sans attendre devant le bonne vitre. L'opératice opère, mais voilà mon chauffeur qui débarque et la presse avec cette façon qui n'a pas son apreille hors de Chine. Monsieur sans gêne, il lui demande même de casser deux billets de cent yuans pour que je le paye. J'ai cru qu'il allait se servir avant même que les maos n'arrivent dans mes mains. La fatigue sûrement.
Il reprend son sourire, on réintègre son outil de travail et il accepte de m'emmener à destination, tout en me précisant non sans gestes que les chiffres du compteur ne sont pas bons. Ben voyons, souriant mais pas con.
Voilà un des avantages de voyager seul : quand t'es dans la pannade, tu ne perds pas de temps à savoir qui a merdé !
28 janvier 2011
Avec Paapa et Mamaan !
Ils ont dû laisser leur camping-car à la maison.
Il a dû faire une croix sur son Lonely Planet et son bilan carbone.
Beaucoup d'humidité, du froid et en fin de compte pas beaucoup de chaleur.
Sauf dans les coeurs.
Le plus haut :
une centaine de mètres en dessous du sommet du Langbiang (2200m) dans les Highlands

Le plus chaud :
entre la cathédrale et la poste signée par Eiffel, à Saïgon
32,6° sous les aisselles
Le plus froid :
sur l’embarcadère de la baie d’Halong terrestre à Ninh Binh. « Mama is not good ? »
Le plus humide : sous les jacquiers de Cai Bé, en plein delta du Mékong. Non loin de là, Marguerite a connu son premier amant.

Le plus sain :
l’air de Dalat à 1300m. On comprend pourquoi les colons venaient y jouer au golf, et Roosevelt y jouïr de son pavillon de chasse !
Le plus venteux : en haut du Christ géant du cap saint Jacques, à Vang Tau.
Le plus succullent : les «whites roses», ces ravioles visqueuses de Hoi An. Un reste culinaire de la présence japonaise ?
Le plus difficile à boire : le café robusta façon locale. Heureusement que baguette et vachequirit sont là pour faire passer !

Le plus russe : l’hôtel de Mui Ne où la fine fleur moscovite est descendue en masse pour concourrir à la compète de kit et claquer au passage ses pétroroubles
Le plus réconfortant : TV5 pour ceux qui ont déjà le mal du pays !

Le plus nostalo-colonial : la gare désafectée de Dalat
Le plus trippant : le foie gras par 31° pour Joe, la semi-automatique pour Pap, l'appel pour la récolte des recyclables pour Mam

Le plus odorant : la digue de Mui Ne, face à la Mer de Chine, où poissons et crevettes dorent au soleil pour le nuoc mam
La plus gentille : "l'asiate" de l’Happy Inn de Saïgon

La plus belle baie : Nha Trang.
Dépéchez-vous d’y aller. Les promoteurs veulent en faire un nouveau Monaco.
Le plus cahotique : le bus Mui Ne/Dalat, 5h à toute berzingue sur une route de montagne
Le plus ennuyeux : le musée de la révolution de Hanoï. Faut bien des lieux pour rappeler que le pays est communiste, sinon tous ces jeunes vont croire qu’ici c’est pareil qu’en Chine et partout ailleurs !

Le plus didactique : la visite de la fabrique d’objets laqués. "Quoi le canard laqué, c’est pas le même procédé ?"
Le plus « local » : la pause coca près du grand marché de Hanoï. "Vous êtes sûrs, vous ne voulez pas une petite noodle soup, regardez elle a les mains propres…"

Le plus stupéfiant : les rues bondées de motos la veille des vacances du Tet, pire qu’une rue indienne. "Toi aussi tu devrais en mettre un."
Le plus intriguant : l’hôtel des ancêtres qui éclaire de rouge toute habitation

Le plus "pour tourist mais sympa" : le spectacle de marionnettes dans l'eau
Le plus craignos : 3 avions en 3 semaines.
"Et votre composte, vous en êtes où ?"
Il a dû faire une croix sur son Lonely Planet et son bilan carbone.
Beaucoup d'humidité, du froid et en fin de compte pas beaucoup de chaleur.
Sauf dans les coeurs.
Le plus haut :
une centaine de mètres en dessous du sommet du Langbiang (2200m) dans les Highlands
Le plus chaud :
entre la cathédrale et la poste signée par Eiffel, à Saïgon
32,6° sous les aisselles
Le plus froid :
sur l’embarcadère de la baie d’Halong terrestre à Ninh Binh. « Mama is not good ? »
Le plus humide : sous les jacquiers de Cai Bé, en plein delta du Mékong. Non loin de là, Marguerite a connu son premier amant.
Le plus sain :
l’air de Dalat à 1300m. On comprend pourquoi les colons venaient y jouer au golf, et Roosevelt y jouïr de son pavillon de chasse !
Le plus venteux : en haut du Christ géant du cap saint Jacques, à Vang Tau.
Le plus succullent : les «whites roses», ces ravioles visqueuses de Hoi An. Un reste culinaire de la présence japonaise ?
Le plus difficile à boire : le café robusta façon locale. Heureusement que baguette et vachequirit sont là pour faire passer !
Le plus russe : l’hôtel de Mui Ne où la fine fleur moscovite est descendue en masse pour concourrir à la compète de kit et claquer au passage ses pétroroubles
Le plus réconfortant : TV5 pour ceux qui ont déjà le mal du pays !
Le plus nostalo-colonial : la gare désafectée de Dalat
Le plus trippant : le foie gras par 31° pour Joe, la semi-automatique pour Pap, l'appel pour la récolte des recyclables pour Mam
Le plus odorant : la digue de Mui Ne, face à la Mer de Chine, où poissons et crevettes dorent au soleil pour le nuoc mam
La plus gentille : "l'asiate" de l’Happy Inn de Saïgon
La plus belle baie : Nha Trang.
Dépéchez-vous d’y aller. Les promoteurs veulent en faire un nouveau Monaco.
Le plus cahotique : le bus Mui Ne/Dalat, 5h à toute berzingue sur une route de montagne
Le plus ennuyeux : le musée de la révolution de Hanoï. Faut bien des lieux pour rappeler que le pays est communiste, sinon tous ces jeunes vont croire qu’ici c’est pareil qu’en Chine et partout ailleurs !
Le plus didactique : la visite de la fabrique d’objets laqués. "Quoi le canard laqué, c’est pas le même procédé ?"
Le plus « local » : la pause coca près du grand marché de Hanoï. "Vous êtes sûrs, vous ne voulez pas une petite noodle soup, regardez elle a les mains propres…"
Le plus stupéfiant : les rues bondées de motos la veille des vacances du Tet, pire qu’une rue indienne. "Toi aussi tu devrais en mettre un."
Le plus intriguant : l’hôtel des ancêtres qui éclaire de rouge toute habitation
Le plus "pour tourist mais sympa" : le spectacle de marionnettes dans l'eau
Le plus craignos : 3 avions en 3 semaines.
"Et votre composte, vous en êtes où ?"
4 janvier 2011
S21
Phnom Penh, ses palmiers et le paisible Mékong s'en seraient bien passés pour éviter que les touristes ne fassent que passer sur leur chemin vers Angkor.
Et pourtant sur un plan purement touristique, le S21 ou Musée Tuol Sleng, doit être l'un des plus rentables de la ville. Triste record ? Doublement non. Dans un pays où les moins de 25 ans représentent plus de 60% de la population, l'ignorane est commune et le négationnisme à l'oeuvre.
S21, c'est le nom de code de la banale école transformée par les Khmers Rouges en lieu de détention pour concentrer, torturer et exécuter les cambodgiens les plus suceptipbles d'entraver la mise en place de la révolution voulue par Pol Pot, et pour qui la rééducation dans les campagnes était exclue.
Ce n'est pas le nombre de détenus, torturés ou exécutés que l'on rentiendra mais l'intensité du bâtiment qui pour servir à l'entreprise tortionnaire a subi des aménagements avillissants. Une cour centrale doublemùent barbelée ; des étages chacun dédiés à une fonction ; des classes rendues à la fois communicantes et cloisées ; et des courssives grillagées pour éviter les sucides.
Du lieu de l'élévation, il ne reste aujourd'hui que celui de la dégradation, de la négation (non du fait historique mais de l'homme).
Des traces, des preuves. C'est ce dont la justice cambodgienne a aujourd'hui besoin pour juger tant bien que mal les hauts cadres du Kampuchea Democratic. C'est aussi ce dont toute société a besoin pour, par-delà les générations, éviter tout retour génocidaire. De là la question de leur maintient dans le temps.
Et pourtant sur un plan purement touristique, le S21 ou Musée Tuol Sleng, doit être l'un des plus rentables de la ville. Triste record ? Doublement non. Dans un pays où les moins de 25 ans représentent plus de 60% de la population, l'ignorane est commune et le négationnisme à l'oeuvre.
S21, c'est le nom de code de la banale école transformée par les Khmers Rouges en lieu de détention pour concentrer, torturer et exécuter les cambodgiens les plus suceptipbles d'entraver la mise en place de la révolution voulue par Pol Pot, et pour qui la rééducation dans les campagnes était exclue.
Ce n'est pas le nombre de détenus, torturés ou exécutés que l'on rentiendra mais l'intensité du bâtiment qui pour servir à l'entreprise tortionnaire a subi des aménagements avillissants. Une cour centrale doublemùent barbelée ; des étages chacun dédiés à une fonction ; des classes rendues à la fois communicantes et cloisées ; et des courssives grillagées pour éviter les sucides.
Du lieu de l'élévation, il ne reste aujourd'hui que celui de la dégradation, de la négation (non du fait historique mais de l'homme).
Des traces, des preuves. C'est ce dont la justice cambodgienne a aujourd'hui besoin pour juger tant bien que mal les hauts cadres du Kampuchea Democratic. C'est aussi ce dont toute société a besoin pour, par-delà les générations, éviter tout retour génocidaire. De là la question de leur maintient dans le temps.
2 janvier 201125 décembre 2010P comme…
Bien sûr mon visage n’est pas des plus détendus, ni des plus visiblement extatiques pour accueillir la naissance de notre petit Jésus. Mais vaille que vaille. Ce soir c’est Noël, et je sais où trouver une messe, justement rue Convent non loin du BNH Hospital où je suis passé quelques jours auparavant.
5 mois que je ne me suis pas assis parmi mes frères et chanter avec eux. Chanter c’est prier deux fois. J’y vais d’un pas gai. Un changement en Sky train, et «me voici» à Christ Church, une propre église au caractère anglais dépouillé. L’équipe liturgique, composée d’Occidentaux séduits par Bangkok au point d’y résider, a bien fait les choses : une chaleureuse parole de bienvenue à chacun, un carnet de messe digne des mariages les plus priants, et une capacité d’accueil maximisée. Bien plus qu’un carnet de messe, c’est l’ensemble des textes et paroles que tous les intervenants, y compris prêtre, laïcs et nous allons proférer. Résultat pour moi ce soir, peu de spontanéité, d’émotion, de «sensiblerie» diront certains moqueurs. Je suis on ne peu plus concentré pour prononcer dans mon meilleur anglais oxfordien, et en harmonie, les paroles, prières et autres chants, que je connais bien sûr par cœur. «Nowell, nowell…» Concentré mais non moins conscient de vivre un moment très particulier, puis-je dire de communion. Oui, Jul t’avais raison, un noël pas comme les autres. Autour de moi, c’est la Pangée catholique. Pas un continent n’est pas représenté. Anglais, Américains et Australiens forment le gros du bataillon priant. Mais, j’entends ici de l’espagnol, de l’allemand, intercepte une belle Indienne en saree 3 rangs devant, découvre 3 Africains (oui d’Afrique Cat) pendant la paix du Christ, et n’arrive pas à compter le nombre incroyable de Thaïes –c’est fou cette surreprésentation féminine à Bangkok- venant s’interposer presque systématiquement entre chacun de ses éléments. Que ça doit être dur d’aller seule à la messe le soir de Noël, me répète-je en oubliant un instant mon sort (ça va mieux merci). Mais elles ne sont pas seules, espèce de ravi de la crèche ! Tu vois bien qu’elles escortent ces messieurs. Mais quel danger, c’est Noël ce soir, il n’y a pas de danger. L’espagnol à ta droite, le vieux beau couperosé en costar blanc devant, les 3 Africains, tous là pour…enfin tu comprends… Oui je comprends, j’avais oublié que j’étais à Bangkok, la grande vérolée qui n’a rien à envié aux crasseux quartier rouges d’Amsterdam. La Pangée, elle était belle ton image. En souhaitant un «Merry Christmas» avant de reprendre la route, je balance entre aversion et séduction. Oui peut-être ces messieurs ont-ils raison. Si être escorté n’est peut-être pas la meilleure transposition de notre «aimez-vous les uns les autres», c’est peut-être un moyen efficace de convertir les âmes, à Noël comme pendant la liturgie ordinaire. P comme…prosélytes ? La question clignote dans tête pendant tout le trajet retour vers mon hôtel de Sukumvit (que la rime est facile) - Where you go ? - To my hotel ! 12 décembre 2010Et de 5 !
Normalement c'est le boulot des journalistes de créer des évenements autour des pseudos dates anniversaires. Je ne suis pas journaliste, mais suis assez près de mes sous pour savoir quel date on est (!): le 12 décembre.
5 petits mois, déja, que j'ai quitté la planète parisienne, pour tracer la route vers l'Est. Le 6 décembre j'ai atteint non pas le nirvana, mais le point géographique le plus au sud de mon modeste itinéraire : Pukhet. Bangkok, Pukhet, Ayutaya, la Thaïlande est pour l'instant un peu trop policée et trop occidentalisée pour me plaire fond. Et comme je n'ai pas pour projet de me faire un petite pute ou un petit ladyboy (ce qui cynisme à part, contribue au PIB thaï, allez les gars on fait un petit effort !) je suis un peu sur ma faim... Et pourtant on mange et on boit bien. Ce soir, je vais encore (c'est une question d'habitude) prendre un train de nuit sans couchette) pour Nong Khai à l'extrême nord-est du pays, en espérant que la Thaïlande authentique soit plus présente. Que voulez vous, on vit d'espérances et de rêves. Après tout c'est humain. La Thaïlande fête son roi. Vive le vieux roi. Après on verra...
Inscription à :
Articles (Atom)
|